Noureddine Ayouch’s biography, fact, career, awards, net worth and life story

Intro Entrepreneur marocain
A.K.A. Nūr al-Dīn Ayūsh
Is Businessperson
From Morocco
Type

Business

Gender male
Birth

1945, Fez, Fez Prefecture, Fès-Meknès, Morocco

Age 76 years
Family
Children: Nabil Ayouch

Noureddine Ayouch, né en 1945 à Fès, est un publicitaire, créateur et chef d’entreprise marocain, ainsi qu’un acteur important de la société civile de son pays.

Biographie

Vie privée

Noureddine Ayouche est le fils d’un négociant en fruits et légumes, faisant aussi des placements dans l’immobilier. Il a six frères et sœurs. Il est le père des cinéastes Nabil et Hicham Ayouch.

Formation

Ses études primaires et secondaires se soldent, en 1962, par l’obtention d’un baccalauréat dans la filière « Lettres françaises ». Il quitte alors sa ville natale pour la France, direction Paris, où il fait des études de sociologie jusqu’à la maîtrise et sort diplômé de l’Université du théâtre des Nations ainsi que de l’Institut d’études théâtrales de la Sorbonne. Bertolt Brecht fait alors partie — et le restera — de ses auteurs favoris. Au passage, Mai 68 traverse sa vie.

Parcours professionnel

Il effectue une année en agence en tant que responsable marketing à l’agence Havas, puis en 1972, avec un prêt d’ami de 10 000 DH, Noureddine Ayouch crée l’agence de communication Shem’s sur le boulevard d’Anfa à Casablanca, une des premières agences de publicité au Maroc (devenue Lowe Shem’s en 2002, par suite d’une association avec l’agence londonienne Lowe). Celle-ci sera suivie de plusieurs autres agences, spécialisées dans la communication, le design, l’impression et les relations publiques : Afric photogravure, Alif, Public’s, Archipel.

Noureddine Ayouch lance la magazine féminin Kalima en 1986, le mensuel Kalima, qui est la première revue féminine ayant inscrit le rôle et le poids de la femme dans le développement socio-culturel du Maroc. Avant-gardiste sur les sujets de société jugés à l’époque subversifs, la distribution de Kalima sera suspendue plusieurs fois par les autorités avant de disparaître, ne pouvant résister à la censure.

En 1995, il crée la première fondation marocaine de micro-crédit, Zakoura Micro-Crédit, cette initiative 100 % marocaine ayant pour objectif de participer au développement du pays. Sa philosophie est fondée sur une idée simple : pas de charité et de bienfaisance mais un support pour les démunis afin de les aider à réaliser leurs propres micro-entreprises. Jusqu’à fin 2009, la fondation offre des produits de prêt solidaires et individuels, pour un encours total de 1 023 millions de dirhams, à près des 300 000 emprunteurs actifs et emploie 1 750 salariés.

Parcours militant

En 1997, Noureddine Ayouch crée la Fondation Zakoura Éducation, qui développe un système original d’éducation non formelle permettant de scolariser près de 30 000 enfants exclus de l’école publique et d’alphabétiser plus de 80 000 adultes.

En 2004, il lance avec feu Abderahim Harrouchi le collectif Démocratie et Modernité. La même année, il crée la Fondation des Arts Vivant qui ambitionne de réhabiliter l’art théâtral au sein de la société, de populariser sa pratique et d’en faire un carrefour des expressions multiculturelles qui font le Maroc vivant.

En 2006, juste après s’être entretenu avec le roi Mohammed VI, il crée l’association 2007 Daba — daba voulant dire « tout de suite » en arabe — afin de stimuler l’engagement politique des citoyens — et des jeunes en particulier — à l’occasion des élections législatives prévues en 2007. L’initiative est perçue comme une parade à la montée du PJD. 2007 DABA cible 4 populations : Les jeunes et ONG, les femmes, les élites intellectuelles et économiques, les partis politiques. Une caravane sillonne le pays pour rappeler la population à ses responsabilités citoyennes, 500 000 exemplaires du “guide du citoyen” ont été imprimés et distribués, ainsi que des millions de flyers.

En vue de participer à l’amélioration de l’état social et culturel du Maroc, il organise aussi plusieurs colloques : le Colloque international autour de la langue, les langues, en 2010 ; le Colloque international sur la liberté de conscience et la Journée de réflexion et de propositions pour un Maroc de la culture, en 2012 ; ou encore le Colloque sur l’éducation, en 2013.

Il est en faveur de l’instauration de la darija comme langue d’enseignement.

Réalisations

  • Fondateur et président de Lowe Shem’s (ex-Shem’s Publicité)
  • Créateur de l’ancienne revue Kalima
  • Fondateur des fondations Zakoura Micro-Crédit et Zakoura Éducation
  • Président de la Fondation des arts vivants
  • Membre fondateur du Comité Démocratie et modernisation (aussi membre de son comité de pilotage ainsi que de ses commissions Culture et éducation et Démocratie et État de droit)
  • Membre du Comité de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca
  • Membre du conseil d’administration de l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer
  • Membre fondateur de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement
  • Membre fondateur de Transparency Maroc

Publications

  • Zakoura, récit d’un défi : Agir pour l’emploi et l’éducation, Casablanca, Tarik Éditions, 2008, 239 p.

Lien externe

  • « “Le gouvernement, à lui seul, ne peut pas tout” », Sezame, Rabat,‎ 4 mars 2014 — Interview de Noureddine Ayouch
  • Mounia Senhaji et Najat Mouhssine, « Entretien avec Noureddine Ayouch, fondateur de la Fondation Zakoura [É]ducation : “Les nouvelles technologies peuvent jouer un rôle non négligeable dans l’employabilité” », Le Matin, Casablanca,‎ 10 mai 2014
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