Mohammed Sajid’s biography, fact, career, awards, net worth and life story

Intro Moroccan politician
Is Politician
From Morocco
Type Politics
Gender male
Birth

9 November 1948, Settat, Settat Province, Casablanca-Settat, Morocco

Age 72 years

Mohammed Sajid, né le 9 novembre 1948 à Settat au Maroc, de parents berbères originaires de Taroudant, est un homme d’affaires et un homme politique marocain. Il est le président du Conseil de la commune urbaine de Casablanca et député de la circonscription de Taroudant-Chamalia pour le compte de l’Union constitutionnelle . Son frère, El-Mostafa Sajid, est le président de l’Association marocaine des industries de textile et habillement (Amith)

Origines et études

Mohammed Sajid est né le 9 novembre 1948 à Settat au Maroc, de parents originaires de Taroudant,

Propriétaire terrien, il préside plusieurs sociétés industrielles dont la plus emblématique est “Mazafil”. Il s’est également lancé dans l’immobilier en créant en 2007n une société de promotion de l’immobilier “Mazagan Océan SARL”.

Il est arrivé dans la politique en 1993, lorsque le ministre de l’intérieur Driss Basri avait décidé d’ouvrir le Parlement au monde économique .

Député de Taroudant, il a réussi à faire construire par l’État 500 km de routes à travers une région montagneuse et enclavée grâce à des contacts des Marocains résidents à l’étranger qui ont financé près du tiers des routes .

Maire de Casablanca

Mohammed Sajid a été mené à la tête de Casablanca dans le cadre de l’unité de la ville, il fallait un homme pour mener les plans du ministère de l’Intérieur. C’est avec cette volonté politique que cet ami de l’ex premier ministre Driss Jettou a été élu. Il a été soutenu par 86 conseillers sur 131 que comptent la mairie de Casablanca.

Le 12 juin 2009, il est élu aux élections communales dans la commune de Ain Chock à Casablanca.

Le 22 juin 2009, il est réélu à la tête du conseil de la ville de Casablanca (poste qu’il occupe depuis 2003) avec 83 voix pour 115 votants pour un mandat de 6 ans grâce à l’alliance avec le Parti Authenticité et Modernité (PAM), Parti de l’Istiqlal (PI), et du Mouvement populaire (MP) et après avoir tourné le dos à ses anciens alliés du Parti de la justice et du développement (PJD). Il démissionne le même jour. La raison majeure repose certainement sur le code de conduite imposé par le Parti Authenticité et Modernité (PAM) de Fouad Ali el-Himma. Sajid est revenu sur sa déclaration et a repris la mairie.

Affaires

En 2011 une enquête a été ouverte contre Sajid maire de la ville et contre le patron de la Lydec pour dissipation de deniers publics et de corruption.

En mars 2014, on apprend qu’il loue des appartements appartenant à une société dont il est actionnaire, à des entreprises publiques. Une violation à la loi, qui stipule que sont interdites les prises d’intérêts personnelles. Le maire na fait aucun commentaire.

Le contrat est de 37.660 dirhams par mois

Secrétaire général du parti de l’Union Constitutionnelle, et ancien Maire de Casablanca

Biographie

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Ancien parlementaire dans une circonscription de Taroudant, Mohamed Sajid est originellement un homme d’affaires qui s’est distingué dans le secteur industriel et dans le milieu des affaires. Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Lille, Mohamed Sajid s’est surtout démarqué à travers sa carrière politique. Il se lance dans la politique sous l’ère de Hassan II au moment où l’Etat souhaitait s’ouvrir au monde de l’entreprise. Son parcours de député a été marqué par plusieurs réalisations, notamment sur la localité de Taroudant (plusieurs centaines de kilomètres de routes ont permis de désenclaver la région, un programme spécifique d’électrification qui a permis d’électrifier l’ensemble des douars de la région, des actions dans le domaine de l’éducation et de la santé) menées à bien grâce à une démarche de partenariat entre l’Etat et des associations de la société civile.

En 2003, Mohammed Sajid est élu Maire de la ville de Casablanca avec d’énormes défis à relever ainsi que d’énormes déficits à combler, dans des domaines essentiels tels que l’habitat, le transport urbain, l’aménagement du territoire et l’amélioration des conditions de vie des Casablancais. Homme de consensus, il était considéré comme l’homme de la situation pour réunifier la ville (en 2005, il n’existait pas de Conseil de la Ville, chaque commune était autonome). Mohamed Sajid restera à la tête de la ville pendant 12 ans (deux mandats). Lors des élections locales du mois de septembre 2015, Mohamed Sajid n’est pas reconduit, et peut désormais se concentrer sur sa fonction de Secrétaire Général du parti de l’Union Constitutionnelle.

Un bilan mitigé à Casablanca

Le discours Royal de 2013 a fait l’effet d’une bombe. Le Roi Mohamed VI a, pour la première fois, pointé les dysfonctionnements de la ville. Beaucoup ont ainsi interprété ce message comme une stigmatisation officielle de Mohamed Sajid. Lui, au contraire, loue ce discours et considère qu’il était essentiellement adressé aux élus et autres partenaires qui ont pris en otage la ville depuis des années. Sajid a salué le discours argumentant que celui-ci lui a permis de débloquer de nombreux projets bloqués depuis des années. Quoi qu’il en soit, le bilan de Sajid à la tête du Conseil de la Ville est, pour certains observateurs, très mitigé, et pour certains connaisseurs des rouages de la ville, un véritable succès. Ses mérites reposent essentiellement sur la réussite du projet de réunification de la ville, mais aussi la réalisation des grands projets structurants tels que le Tramway, la station de dépollution de la côte Est de Casablanca, la lutte contre l’habitat insalubre, etc.

Une des réalisations majeures de Mohamed Sajid, sur le plan de la gouvernance de la ville, est la création des Sociétés de Développement Local (SDL). Plusieurs SDL ont été créées, certaines dès 2007, avant même l’introduction de ces dispositions dans la charte communale. Aujourd’hui, ces SDL sont des outils formidables qui assurent la bonne exécution et la réalisation des grands projets de Casablanca.

Après douze années de mandat, Mohamed Sajid a non seulement laissé une ville qui a signé avec le développement grâce à de grands édifices modernes et à la présence de signes de confort, mais a également amorcé une véritable mutation et une réconciliation avec ses habitants. Le programme 2015-2020 qui a été signé devant Sa Majesté en Septembre 2014 est le plus ambitieux que la ville ait connu, avec un budget de plus de 33 milliards de dirhams.

Un énorme travail reste à faire pour continuer à éliminer les nombreux dysfonctionnements qui perdurent.

Le pragmatisme avant tout

Pragmatique, c’est comme cela que Sajid est décrit par ses plus proches. Eloigné de tout courant idéologique, l’ancien Maire de Casablanca a toujours milité pour l’efficacité, la proximité et le travail sur le terrain. L’opinion publique le voit comme un homme flegmatique et discret. Sa longévité au sein du Conseil de la ville tient essentiellement de sa force de consensus et son esprit très stratège. Réputé comme un monde de « brutes », le conseil de la ville n’a jamais réussi à déstabiliser le « bourgeois » homme d’affaires qui tenait tête aux élus les plus coriaces, voire les plus menaçants. Cette posture lui a,cependant, valu d’être considéré comme un grand manieur de la langue de bois,avec un style froid et distant, déconnecté des réalités des populations.

Sajid a souvent été éloigné du monde des médias, souvent critiques à son égard, et à péché par son manque de communication durant son mandat. Ceux qui l’ont fréquenté de près dans la conduite de projets sensibles et stratégiques, le décrivent comme un homme inflexible, déterminé et véritablement dévoué à l’intérêt de sa ville. Quelques scandales sont venus combler son vide communicationnel, et ternir son image.Pourtant, bon nombre d’observateurs, reconnaissent son intégrité, avec son attachement profond aux valeurs et à l’éthique. En résumé, Mohamed Sajid est l’ « homme mystérieux », qui a réussi à faire taire ses détracteurs, en revenant par la grande porte, grâce à une élection, remportée haut la main, au poste de secrétaire général de l’Union Constitutionnelle.

L’homme du renouveau

L’élection de Mohamed Sajid à la tête de l’Union Constitutionnelle était inattendue. Considéré comme un parti de l’ancienne administration sous Driss Basri (Ancien homme fort sous le Roi Hassan II), l’UC a été fossilisé pendant 17 ans, où il n’a pu briguer aucun mandat à l’échelle nationale. Sa présence se cantonnait à la gestion locale de certaines villes telle que Casablanca ou Marrakech. Disposant néanmoins de 23 députés au parlement, l’UC continue d’être considéré comme un des huit principaux partis de l’échiquier politique. Le défi de Mohamed Sajid est immense : renouveler et réorganiser les structures du parti, et redorer l’image d’un parti, en mal de réputation. Le milieu politique n’hésite pas à s’étonner du contraste entre l’homme et la structure. Respecté par les principaux ténors de la vie politique, Sajid se positionne néanmoins comme l’homme du renouveau, déjouant le paradoxe, car lui-même issu de l’ancien système. Son acte de foi s’est vite traduit par le parrainage d’un Think Tank regroupant une jeune élite, la mise en place d’un plan de communication structuré et d’un véritable plan d’influence, afin de gagner et élargir son réseau au sein des principales forces vives du pays. Son objectif déclaré : réconcilier les citoyens avec la vie politique.

Le 5 avril 2017, il est nommé ministre du Tourisme, du Transport aérien, de l’Artisanat et de l’Économie sociale dans le gouvernement El Othmani.

Notes et références

Voir aussi

  • Politique du Maroc
  • Élection parlementaire de 2007 au Maroc

Bibliographie

  • « Les 50 personnalités qui font le Maroc : Mohammed Sajid. 60 ans, maire de Casablanca », Jeune Afrique, no 2545-2546, du 18 au 31 octobre 2009, p. 39
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