Geneviève Gallois’s biography, net worth, fact, career, awards and life story

Intro French caricaturist and stained-glass artist
Was Cartoonist 
Glass artist 
Artist 
Stained-glass artist 
Painter 
From France 
Type Arts 
Gender female
Birth 22 September 1888, Montbéliard, Doubs, Bourgogne-Franche-Comté, France
Death 19 October 1962, Vauhallan, Seine-et-Oise, France
(aged 74 years)
Star sign Virgo

Victorine Marcelle Gallois, dite Mère Geneviève Gallois, née à Montbéliard le 22 septembre 1888 et morte à Vauhallan (Essonne) le 19 octobre 1962, est une moniale, artiste peintre, caricaturiste, graveuse et peintre de vitrail française.

Biographie

Fille de Jean-Baptiste Raoul Edmond Gallois, un sous-préfet anticlérical, fils de notaire et de Jeanne Delavelle, fille de Victor Delavelle notaire, Victorine Marcelle Gallois reçoit une éducation bourgeoise. Elle entre en 1907 à l’école des beaux-arts de Montpellier et supporte difficilement l’enseignement académique de l’atelier d’Alexandre Courtines, élève de Cabanel. Elle est tout aussi douée pour le dessin qu’indépendante d’esprit ! Son père l’installe alors à Paris en 1909 pour continuer ses études et la confie à un vieil ami, Adolphe Léon Willette, qui devient le protecteur de la jeune femme à Paris. Il admire chez la jeune fille les « excellents et terribles dessins » et « la redoutable faculté de son précurseur, Henri de Toulouse-Lautrec, de révéler combien le démon rend grotesques ceux qu’il tient en sa possession ». De 1911 à 1917, elle expose au Salon des humoristes à Paris et dans de nombreuses villes européennes (Suisse, Belgique…). Mais l’arrivée de la guerre chamboule sa vie : ce qui était grotesque et dérisoire devient tragique, elle en cherche le sens. Elle se sent appelée à la vie monastique et décide d’entrer au couvent. Elle rejoint en 1917 les bénédictines de la rue Monsieur à Paris.

Elle meurt en 1962, quelques semaines après avoir achevé l’exécution des vitraux de l’abbaye Saint-Louis-du-Temple des moniales bénédictines de Limon, œuvre unique et d’une grande sensibilité.

Carrière artistique

Au début de sa vie monastique, Geneviève Gallois rejoint l’atelier d’ornements liturgiques. Le 13 décembre 1931, le docteur Paul Alexandre, premier collectionneur d’Amedeo Modigliani, découvre un de ses dessins préparatoires pour un ornement sur la vie de Jeanne d’Arc, dans une vente de charité de l’abbaye Saint Louis du Temple, rue Monsieur à Paris. Sûr d’être en présence d’un talent exceptionnel, il entre en contact avec les sœurs du couvent afin d’encourager Geneviève Gallois à reprendre le crayon. Commence alors une succession de commandes d’œuvres, et d’abord une série de gouaches sur la vie monastique et sur la messe, dès 1933. Elle est alors déchargée de son emploi dans l’atelier d’ornement même si elle continue à travailler à certaines commandes. Elle reçoit, en 1935, des conseils d’Henri Charlier, le « Maître du Mesnil-Saint-Loup ». Quant à Paul Alexandre, il comprend et apprécie son style original, il pense même qu’elle peut jouer un rôle dans le renouveau de l’art religieux d’après-guerre (« Par votre foi, vous êtes en mesure de rendre à cet art sa valeur profonde »). Encouragée, elle dessine énormément.

En 1938, après plusieurs années de combats juridiques, les religieuses sont expulsées de la rue Monsieur et s’installent provisoirement à Meudon. Elles ont acheté un domaine à Limon sur la commune de Vauhallan et souhaitent y construire une abbaye. La seconde guerre mondiale mettra en suspens ce projet. Entre 1940 et 1941 les moniales se réfugient vers Montclar, près de Montauban. Geneviève Gallois emporte dans cet exode papier et aquarelle. Elle y réalisera de magnifiques dessins d‘une vie sobre, hors clôture.

A son retour à Meudon elle commence une oeuvre gravée avec des ex-libris puis les gravures d‘un Via Crucis et du début de l‘Evangile de Luc, grâce à la presse à graver que lui a offert Paul Alexandre le 14 mai 1939 pour sa profession perpétuelle. Suivront des illustrations pour des reliures, pour quelques livres et un ouvrage La vie du Petit Saint Placide, commencé en 1951 et publié en 1954, dont les 104 dessins légendés forment la première bande dessinée théologique., résumé de son oeuvre artistique et manifeste de la vie religieuse.

Dès 1951, Geneviève Gallois ébauche sa dernière grande œuvre : les vitraux du Petit Appeville près de Dieppe, ou à l’église abbatiale de Limon à Vauhallan.

1951 est aussi l’année du déménagement de la communauté de Meudon à Limon, de l’édition de ses eaux-fortes du Via Crucis sous sa signature. Elle sort de l’anonymat, rencontre Rose Adler, Marie Laurencin , Marcelle Auclair . Le 27 novembre 1950, elle écrit au docteur Alexandre que l’abbesse de Limon, Mère Mechtilde, a décidé de faire une exposition de ses œuvres, en décembre, rue François Ier à Paris. Elle lui demande de bien vouloir prêter des œuvres en sa possession. Elle réalise l’affiche de cette exposition. En 1953 elle est exposée à la galerie Allendy, 67 rue de l’Assomption à Paris.

Mais, dès 1955 sa santé se dégrade, en plus de ses migraines, elle souffre d’anémie et de tension artérielle. Elle achève les vitraux de Limon dix jours avant son décès, le 19 octobre 1962. Le concile Vatican II s’est ouvert le 11 octobre.

Œuvre

Œuvres de jeunesse

Caricatures politiques et sociales

Dessins

Gravures

Pour sa profession solennelle, Paul Alexandre lui offre une presse à graver.

En 1951 elle sort de l’anonymat avec la série de gravure Via Cruxis.

Vitraux

Eglise du Petit Appeville (commune de Hautot-sur-Mer, près de Dieppe). Ensemble de 10 vitraux. 1951–1957

Abbaye Saint-Louis-du-Temple. Vauhallan. Ensemble de 23 vitraux, 1956-1962. 1956–1962

Publications

Geneviève Gallois. Via Crucis. 1950.

Mère Geneviève Gallois. Le vie du petit saint Placide. Paris, Desclée de Brouwer, 1954.

Geneviève Gallois. Réalité unique et éternelle. Jouques, Moutier de Jouques, 1980.

Carmen Bernos de Gasztold. Illustrations de Geneviève Gallois. Prières dans l’arche. Jouques, Editions du Cloître, 2003.

Mère Geneviève Gallois. Mystique et artiste. Ecrits spirituels. Présentation de Jérôme Alexandre. Paris, Parole et Silence, 2015.

Expositions

  • Musée des Beaux-Arts de Rouen, 2004.
  • Exposition Mère Geneviève Gallois, musée national de Port-Royal des Champs, 2008.
  • Souvenez-vous de Mère Geneviève Gallois (1888–1962), musées de Belfort, 2015.
  • Geneviève Gallois, peintre et moniale, musée du Hiéron, Paray-le-Monial, 8 juillet 2018 – 6 janvier 2019

Collections publiques

  • Jouques, abbaye Notre-Dame-de-Fidélité de Jouques, musée Mère Geneviève Gallois
  • Vauhallan, abbaye Saint-Louis-du-Temple.

Voir aussi

You May Also Like