Bruno Sulak’s biography, net worth, fact, career, awards and life story

Intro French mobster
Was Mobster 
Criminal 
Gangster 
From France 
Type Crime 
Gender male
Birth 6 November 1955, Sidi Bel Abbès, Algeria
Death 29 March 1985, Paris, France
(aged 29 years)
Star sign Scorpio

Bruno Sulak, né le 6 novembre 1955 à Sidi Bel Abbès en Algérie, et mort le 29 mars 1985 à Paris lors d’une tentative d’évasion, est un célèbre braqueur français. Pour ses bonnes manières, son côté avenant et son audace, ses braquages sans violence physique, il est parfois comparé au personnage de roman Arsène Lupin.

Il est célèbre également pour plusieurs évasions de prison.

Biographie

Son père Stanislas Sulak, né à Toul en 1930 d’un père émigré de Pologne, est un ancien de la Légion étrangère, ayant combattu en Indochine où il a perdu un bras. La famille quitte l’Algérie en août 1957. Il passe son enfance à Marseille.

Engagement dans la Légion

En 1976 à 20 ans, il s’engage dans la Légion sous le nom de « Bernard Suchon ». Affecté dans les parachutistes à Calvi en Corse, il quitte la caserne lors d’un week-end de mai 1978, sans permission, pour aller voir sa famille, en pensant que son absence ne sera pas remarquée. Mais le jour même, le régiment est mobilisé et envoyé sauter sur Kolwezi, au Zaïre. Absent, il sera considéré comme déserteur. Il va alors quelques mois plus tard, dès mi-octobre, commencer une série de braquages de supermarchés.

Mariage

Le 24 février 1979, il se marie, sous son vrai nom, avec Patricia enceinte de leur premier enfant, Amélie.

Braquages, parcours judiciaires et évasions

Le 28 février, les gendarmes viennent l’arrêter, non pour sa série de braquages mais pour sa désertion de l’armée. En fouillant sa voiture, les policiers découvrent dans le coffre une grande quantité de billets de banque et de chèques, ainsi que des armes ayant servi aux hold-up. Il est immédiatement incarcéré.

Le 24 juin 1980, il s’évade de la prison d’Albi en sciant les barreaux de sa cellule et en août 1980, revient libérer un autre détenu emprisonné à Montpellier, Jean-Louis Segreto.

En 1981, il passe son brevet de pilote d’hélicoptère.

Le 25 janvier 1982, il est interpellé avenue de Suffren à Paris. Le 21 juillet 1982, à Montpellier, Bruno Sulak est jugé en compagnie de sa compagne Thalie et Dragan Rančić, pour l’évasion de Jean-Louis Segreto. Sulak et Rančić sont condamnés à 3 ans de prison. Thalie est condamnée à 18 mois de prison avec sursis.

Peu après, il profite d’un déplacement pour son audition dans le bureau d’un juge, concernant une affaire de chèques sans provision, pour s’évader. Alors qu’il est ramené en train de Montpellier à Lyon, sous la garde de cinq gendarmes, deux complices armés neutralisent ceux-ci, leur prennent leurs armes et les trois s’enfuient à la gare de Valergues. Une de ses armes, un MAC modèle 1950, sera retrouvée plus tard avec des cagoules, dans une BMW volée dans laquelle se trouvent Marc Mill et Anthony Delon alors âgé de 18 ans.

Sulak va ensuite enchainer les braquages de bijouteries : Van Gold rue de Caumartin à Paris, Cartier avenue Montaigne, puis de nouveau Cartier sur la Croisette à Cannes, où il rentre dans la bijouterie en tenue de tennis avec un sac de sport et une raquette. Il opère alors avec un complice, Radisa « Steves » Jovanović, alias « Le Yougo ».

Amitié avec Steves Jovanović

Une forte amitié va lier les deux hommes, au point que Jovanović prendra Sulak pour nom de famille. Il sera alors plus connu sous le patronyme de « Steves Sulak ». Ancien garde du corps de Jean-Paul Belmondo, Steves a joué le rôle d’un policier agent secret dans le film Le Professionnel. Au moment du tournage, où l’on peut le voir au milieu de nombreux figurants habillés en policiers, dans le parc du château de Maintenon, il était recherché par la police.

La méthode de Sulak et Jovanović est rodée : sans violence, les employés sont menottés pendant que les malfaiteurs font main basse sur les parures, colliers, et autres bracelets. Ceux-ci prennent soin d’emporter le film de la caméra de surveillance et s’enfuient à pied.

Intérêt médiatique

Sidéré par les deux hold-up dont viennent d’être victimes ses magasins, le PDG de Cartier, Alain-Dominique Perrin, déclare : « Dans l’esprit du public, c’est une mémorisation visuelle du nom Cartier comme aucune campagne ne pourrait la créer.»

La réputation de Sulak est faite, les médias s’intéressent à lui, le surnommant l’« Arsène Lupin des bijouteries » ou « le champion de la cambriole » décrivant un bandit sans sang sur les mains, charmeur et élégant et n’ayant pas peur du risque. Pendant ses cavales, il se permet de téléphoner quelquefois au commissaire Moreas, chargé de son arrestation.

Gentleman cambrioleur

Sulak semble entretenir son mythe de gentleman cambrioleur. Lors d’un braquage de bijouterie, une cliente essayait une bague. Plutôt que de l’emporter avec le reste du butin, Sulak lui enfile la bague au doigt avec un sourire enjôleur, avant de partir. De même, croisant une femme SDF sur les marches du métro, il lui offre un bouquet de violettes, puis lui remet 10 000 francs, en billets de 500.

Dernier casse et dernière condamnation

Pour la première et unique fois, un casse à Thionville tourne mal. Sulak est obligé de prendre un otage et de menacer les policiers avec une grenade dégoupillée. Il décide de se mettre au vert, et part au Brésil. Mais il revient en Europe après quelques mois seulement. En février 1984, cherchant à revenir en France, il est arrêté à la frontière espagnole, à Hendaye. La voiture dans laquelle il circule, ayant été déclarée volée. Il manque de peu que les policiers ne le libèrent sous caution, n’ayant pas immédiatement percé sa fausse identité. Il est incarcéré à Bayonne, puis rapidement à la prison de Gradignan, près de Bordeaux.

Son ami Jovanović monte alors une évasion par hélicoptère. Mais la Police de l’air et des frontières a vent du projet. Lorsque le 9 mars 1984, il se présente à la société de location pour prendre le vol qu’il a commandé, la SRPJ de Bordeaux l’attend. Une fusillade éclate et Jovanović est abattu près de l’hélicoptère (à l’instar du personnage de Jean-Paul Belmondo dans le film Le Professionnel, dans lequel il a joué).

Le 18 mars 1984 à la cour d’assises du Tarn, Bruno Sulak est jugé pour un braquage en 1978 à Albi. Le 21 mars il est condamné à 9 ans de prison. Il purge sa peine à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis

Décès

Dans la nuit du 17 au 18 mars 1985, il tente de s’évader de Fleury-Mérogis. Avec la complicité du sous-directeur et d’un surveillant, il arrive à quitter sa cellule et à rejoindre un bâtiment administratif, non loin de la sortie. Mais repéré, il tente de s’enfuir et saute ou tombe sur le parking, depuis une fenêtre du deuxième étage. Il se blesse très grièvement. Sur base de ses blessures, sa famille contestera la chute volontaire. Des détenus soutiendront qu’un chef des gardiens s’est ensuite vanté de l’avoir frappé avec une barre de fer.

Conduit dans le coma à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, il y meurt dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 mars 1985, à 29 ans.

Inhumé au cimetière de Thiais, anonymement, de nuit et face contre terre, le 2 avril 1985, ses restes sont transférés dans l’ossuaire de ce même cimetière en 1997.

Bibliographie

  • Pauline Sulak, Bruno Sulak Carrère (1985)
  • Pauline Belmihoub , Bruno Sulak l’ami public numéro 1 Melanges Eds (2007)
  • Philippe Jaenada, Sulak Éditions Julliard (2013)

Documentaires télévisés

  • « Bruno Sulak, Le charme au poing » le 15 et 28 mars 2015 dans Faites entrer l’accusé présenté par Frédérique Lantieri sur France 2.
  • « Bruno Sulak, braqueur, cambrioleur, gentleman » sur France 5.
  • « Sulak, le gentleman cambrioleur des années fric » le 9 décembre 2013 dans 50 ans de faits divers sur 13 rue et sur Planète+ Justice et le 6 août 2019 sur RMC Découverte.

Émission radiophonique

  • « Bruno Sulak, le gentleman braqueur » le 12 août 2017 dans Hondelatte raconte de Christophe Hondelatte sur Europe 1.
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